Notre sélection de perfectos

Le perfecto de James Dean et sa fureur de vivre

 

Blouson en cuir par excellence, le perfecto est une pièce générationnelle, intemporelle, rock et “furieusement” sexy qui a su traverser les âges sans jamais prendre une seule ride. Il possède une coupe spécifique, relativement courte et très facilement reconnaissable, grâce à son col à boutons pression, ses poignets zippés ajustables (afin d’éviter les entrées d’air, c’est quand même plus sympa de ne pas ressentir la sensation de froid en scooter, non ?), sa fermeture à glissière croisée (et décalée sur le devant, doublant l’épaisseur pour protéger d’avantage le torse) et sa ceinture à boucle et ajustable à sa taille.

 

La firme américaine Schott, dépositaire de la marque déposée Perfecto créa son premier modèle en 1928 pour le concessionnaire de moto Harley Davidson qui souhaitait un blouson imperméable et extrêmement résistant afin de protéger les motards en cas de “gamelles”.  

Par la suite, cette même société déclina différents modèles dont les plus connus sont le 618 et le 613 pourvus d’étoiles métalliques sur les épaules. Initialement de couleur noire et en cuir (de cheval), son nom, d'origine latine, lui vient des cigares cubains qu’Irving Schott (le boss de la firme) fumait, les fameux perfectos (sous catégorie des “figurados”, cigare caractérisé par la forme en biseau aux deux extrémités du “habano”).

 

Appréciés des policiers motards des States qui continuent de l’intégrer à leurs uniformes (cf. la série eighties TV Chips et sa Californian Highway Patrol) mais aussi des “bikers” et autres “hells angels”, de nombreux acteurs, chanteurs, plus ou moins “bad boys” ont contribué à sa renommée planétaire. Pour n’en citer que quelques uns, Clark Gable (film Ariel de 1934) bien sûr, mais surtout Marlon Brando (l’Equipée Sauvage, de 1955 décrivant l’arrivée de rebelles noirs, perturbant la tranquilité d’une petite ville américaine), James Dean (et Sa Fureur de Vivre de 1955), le King Elvis Presley, John Travolta (Grease de 1978 et sa fièvre du samedi soir) où encore Schwarzy (comprenez Arnold Schwarzeneger) dans Terminator en 1984.  Par la suite, l’explosion du mouvement punk, dans les années 80, en fera sa pièce maîtresse comme l’irrévérencieux Sid Vicious des Sex Pistols qui lui ajoutera clous, chaînes, peinture, messages revendicatifs et autre badges. le DIY (Do it Yourself) se pratique beaucoup sur les “perfs” afin de les rendre uniques et inimitables.


 

Côté mode, des maisons de Haute Couture telles que Yves Saint Laurent, Dior, Isabel Marant ou Jeremy Scott se sont appropriées le perf pour en faire un inconditionnel de la garde-robe féminine qui épouse les formes des femmes avec une élégance sans nulle pareille. Il s’invite dans les collections de prêt-à-porter comme Comptoir des Cotonniers (avec ses éditions limitées de perfecto colorés). Véritable basique de la mode, le perfecto reste symboliquement subversif et rebelle, puisant sa force dans son côté “dégaine” et sa coupe très ajustée (voire slim), devenant, avec son côté “loose” et insolent, son allure de garçon manqué, le perfecto est un “must have” de nos gardes robes. Ce blouson, indémodable par sa simplicité, s’associera à tous les vêtements de votre garde-robe : pantalon, jupe, robe, basket, stiletto...

Mentions légales
MFA-0030 MFB-00001 MFC-20141222 MFD-01-002-00017-00000-00000-00000-00000-0000000 MFE-subcat MFF-00070